Merci de votre contribution qui témoigne d’un intérêt pour le développement durable que, bien entendu, nous partageons avec vous. D’ores et déjà, vous avez sans doute obtenu les réponses à vos questions, légitimes, dans notre programme qui est diffusé depuis quelques jours.
Vous avez en effet pu lire que le développement des activités économiques s’appuiera entre autres sur une meilleure coordination avec et entre les entreprises – un agent de développement y sera affecté – ainsi que des services proposés à celles-ci : vous le savez, les services aux personnes et aux entreprises sont les secteurs qui vont croître le plus fortement dans les années à venir (cf. le rapport Siebel, L’avenir des métiers).
Bien d’autres engagements – il y en a au total quarante – répondent à vos préoccupations. Ainsi le commerce de proximité doit être soutenu de telle façon à ce que les rues de nos bourgs ne soient pas quasi-exclusivement occupées par des agences bancaires et immobilières : à Pont-Réan, par exemple, une épicerie et un salon de coiffure ont disparu… Une commune peut, de façon volontariste, maintenir le petit commerce et même contribuer à la création d’entreprise dès lors qu’elle travaille en partenariat avec des organismes tels que l’ADIE, les Boutiques de Gestion, etc. Dans le même ordre d’idée, l’aménagement de la cale n’est pas qu’une question touristique : pensez qu’il n’y a même pas une douche ouverte en permanence et que les plaisanciers ne restent donc pas… et ne consomment pas plus ! Les marchés doivent être dynamisés, rendus plus attractifs et accessibles… Ces choses-là ne sont pas seulement issues des réflexions de notre liste… mais, beaucoup plus simplement, ce sont les habitants, nos concitoyens, qui nous l’ont dit !
Cher blogueur, vous ne voyez pas de projet d’économie et de confiance apporté par le développement durable. Cependant nous formulons plusieurs réponses… même si, bien sûr, nous n’avons aucune maîtrise sur le prix du baril de pétrole : développer l’intermodalité et les transports en commun, dont la fréquence des trains que vous évoquez justement et également une négociation avec la STAR pour des tarifs avantageux (Marcel Hamel en avait d’ailleurs parlé lors de notre réunion publique à Guichen). Tout cela peut permettre d’alléger la facture des ménages consacrée aux déplacements. Mieux consommer et moins cher passe également par les filières courtes « producteurs-consommateurs » avec des intermédiaires qui représentent une vraie valeur ajoutée (artisans…). Par ailleurs et contrairement à l’idée reçue, l’éco-construction n’est pas plus onéreuse dès lors qu’elle est intégrée en amont : le n° 2 cite en exemple les communes de l’association Bruded… Là également, le pouvoir d’achat des consommateurs peut être préservé : le logement et l’alimentation sont les deux postes principaux dans le budget des ménages. Quant au porte-monnaie des citoyens, notre engagement est de maîtriser la fiscalité : il ne s’agit pas de déshabiller « Pierre-citoyen » pour habiller « Paul-consommateur » !
Avec mon équipe, nous vous rejoignons totalement sur le fait qu’il ne faut pas que Guichen/Pont-Réan devienne une cité dortoir : dans notre programme, vous lirez notre stratégie sur le foncier car il est inadmissible – et absurde tant économiquement qu’écologiquement - que les jeunes doivent aller de plus en plus loin pour se loger. Savez-vous qu’aujourd’hui un jeune doit travailler trois fois plus longtemps que ses parents lorsque ceux-ci avaient le même âge pour occuper un logement de taille comparable ? Ne pas se résigner à multiplier les lotissements de « petites boîtes toutes pareilles » jusqu’à devenir une banlieue pavillonnaire déserte le jour implique de créer des emplois ici mais ne nous leurrons pas : l’attractivité rennaise continuera de jouer et bon nombre d’actifs se rendront pour travailler dans la capitale régionale. Il faut donc repenser le développement économique local sur la base de services pérennes dans notre commune : l’économie sociale peut être un levier pour cela et, en plus, elle est « solidaire », c’est-à-dire qu’elle ne laisse personne sur le bord de la route (chômeurs, personnes isolées, « travailleurs pauvres », etc.). Votre question d’un « bassin d’emploi guichenais » est donc tout-à-fait pertinente et trouvera non pas une mais des réponses structurées à partir du développement durable. Si nous sommes demain à la Mairie, nous mettrons tout en œuvre pour que cette commune non seulement dispose d’emplois sur place mais pour que ce bassin ne soit pas que « d’emploi » mais « de vie ». Rien ne nous empêche d’avoir pour Guichen/Pont-Réan et son intercommunalité une grande ambition autour du développement durable sur le même modèle, par exemple, que Becherel - cité du livre. Si nous ne voulons pas ici d’une banlieue, il faut relier activité professionnelle et vivre ensemble : le développement durable, outre le cadre éthique qu’il représente, est un secteur économique plein d’avenir.
« Relier » : voilà un mot qui aurait pu être celui de notre liste ! Relier l’économique, le social et l’environnement, bien sûr, mais aussi relier les élus et les habitants. Pour cela – c’est avec la maîtrise de la fiscalité notre second principe – nous nous appuierons sur le dialogue, la démocratie participative ; nous prendrons en compte et nous rendrons compte. Car, assurément, nous ne voulons pas nous priver des réflexions et des engagements de citoyens-ennes… comme d’ailleurs votre contribution nous le rappelle.
Françoise Kieffer et son équipe.
Vous avez en effet pu lire que le développement des activités économiques s’appuiera entre autres sur une meilleure coordination avec et entre les entreprises – un agent de développement y sera affecté – ainsi que des services proposés à celles-ci : vous le savez, les services aux personnes et aux entreprises sont les secteurs qui vont croître le plus fortement dans les années à venir (cf. le rapport Siebel, L’avenir des métiers).
Bien d’autres engagements – il y en a au total quarante – répondent à vos préoccupations. Ainsi le commerce de proximité doit être soutenu de telle façon à ce que les rues de nos bourgs ne soient pas quasi-exclusivement occupées par des agences bancaires et immobilières : à Pont-Réan, par exemple, une épicerie et un salon de coiffure ont disparu… Une commune peut, de façon volontariste, maintenir le petit commerce et même contribuer à la création d’entreprise dès lors qu’elle travaille en partenariat avec des organismes tels que l’ADIE, les Boutiques de Gestion, etc. Dans le même ordre d’idée, l’aménagement de la cale n’est pas qu’une question touristique : pensez qu’il n’y a même pas une douche ouverte en permanence et que les plaisanciers ne restent donc pas… et ne consomment pas plus ! Les marchés doivent être dynamisés, rendus plus attractifs et accessibles… Ces choses-là ne sont pas seulement issues des réflexions de notre liste… mais, beaucoup plus simplement, ce sont les habitants, nos concitoyens, qui nous l’ont dit !
Cher blogueur, vous ne voyez pas de projet d’économie et de confiance apporté par le développement durable. Cependant nous formulons plusieurs réponses… même si, bien sûr, nous n’avons aucune maîtrise sur le prix du baril de pétrole : développer l’intermodalité et les transports en commun, dont la fréquence des trains que vous évoquez justement et également une négociation avec la STAR pour des tarifs avantageux (Marcel Hamel en avait d’ailleurs parlé lors de notre réunion publique à Guichen). Tout cela peut permettre d’alléger la facture des ménages consacrée aux déplacements. Mieux consommer et moins cher passe également par les filières courtes « producteurs-consommateurs » avec des intermédiaires qui représentent une vraie valeur ajoutée (artisans…). Par ailleurs et contrairement à l’idée reçue, l’éco-construction n’est pas plus onéreuse dès lors qu’elle est intégrée en amont : le n° 2 cite en exemple les communes de l’association Bruded… Là également, le pouvoir d’achat des consommateurs peut être préservé : le logement et l’alimentation sont les deux postes principaux dans le budget des ménages. Quant au porte-monnaie des citoyens, notre engagement est de maîtriser la fiscalité : il ne s’agit pas de déshabiller « Pierre-citoyen » pour habiller « Paul-consommateur » !
Avec mon équipe, nous vous rejoignons totalement sur le fait qu’il ne faut pas que Guichen/Pont-Réan devienne une cité dortoir : dans notre programme, vous lirez notre stratégie sur le foncier car il est inadmissible – et absurde tant économiquement qu’écologiquement - que les jeunes doivent aller de plus en plus loin pour se loger. Savez-vous qu’aujourd’hui un jeune doit travailler trois fois plus longtemps que ses parents lorsque ceux-ci avaient le même âge pour occuper un logement de taille comparable ? Ne pas se résigner à multiplier les lotissements de « petites boîtes toutes pareilles » jusqu’à devenir une banlieue pavillonnaire déserte le jour implique de créer des emplois ici mais ne nous leurrons pas : l’attractivité rennaise continuera de jouer et bon nombre d’actifs se rendront pour travailler dans la capitale régionale. Il faut donc repenser le développement économique local sur la base de services pérennes dans notre commune : l’économie sociale peut être un levier pour cela et, en plus, elle est « solidaire », c’est-à-dire qu’elle ne laisse personne sur le bord de la route (chômeurs, personnes isolées, « travailleurs pauvres », etc.). Votre question d’un « bassin d’emploi guichenais » est donc tout-à-fait pertinente et trouvera non pas une mais des réponses structurées à partir du développement durable. Si nous sommes demain à la Mairie, nous mettrons tout en œuvre pour que cette commune non seulement dispose d’emplois sur place mais pour que ce bassin ne soit pas que « d’emploi » mais « de vie ». Rien ne nous empêche d’avoir pour Guichen/Pont-Réan et son intercommunalité une grande ambition autour du développement durable sur le même modèle, par exemple, que Becherel - cité du livre. Si nous ne voulons pas ici d’une banlieue, il faut relier activité professionnelle et vivre ensemble : le développement durable, outre le cadre éthique qu’il représente, est un secteur économique plein d’avenir.
« Relier » : voilà un mot qui aurait pu être celui de notre liste ! Relier l’économique, le social et l’environnement, bien sûr, mais aussi relier les élus et les habitants. Pour cela – c’est avec la maîtrise de la fiscalité notre second principe – nous nous appuierons sur le dialogue, la démocratie participative ; nous prendrons en compte et nous rendrons compte. Car, assurément, nous ne voulons pas nous priver des réflexions et des engagements de citoyens-ennes… comme d’ailleurs votre contribution nous le rappelle.
Françoise Kieffer et son équipe.