Réunions publiques

- Le 5 mars, 19h, salle Henri Brouillard à Pont-Réan

- Le 7 mars, 20h30, Espace Galatée à Guichen

Proches de vous, nous le sommes et le resterons !

mardi 22 janvier 2008

Témoignage de Michèle : la vie de mon quartier…

Je me présente, je suis Michèle MOTEL.
Je m’engage auprès de Françoise Kieffer pour un avenir durable à Guichen. Cette belle commune qui m’a séduite il y a 4 ans par son environnement naturel privilégié, aux portes du Boël…
Je me disais, « il doit faire bon vivre ici »…
Je me suis investie dans la vie associative pour rencontrer les guichenais pont-réanais.
J’étais alors en congé parental et il me semblait évident de donner de mon temps à la collectivité. Je ne connais pas le mot « ennui ».
J’habite à Guichen depuis 2003, un lotissement où le temps s’écoule de façon agréable.
Face aux difficultés, on n'est jamais seul.
En cas de soucis, de problème de garde d’enfants, la solidarité entre voisins existe.
On sait ce que veut dire le mot « entraide ».
C’est une histoire toute simple de la vie d’un quartier, d’une commune qui accueille de nouveaux habitants ; On commence par faire construire sa maison. On fait connaissance avec ses voisins en échangeant quelques mots, quelques outils, quelques savoir-faire. Et puis une fois passé le temps du « tout boulot », on a déjà pris l’habitude d’être ensemble.
Quelques familles prennent alors l’initiative d’un repas de quartier autour d’un apéro convivial. Et c’est ainsi que l’on coule des jours heureux entourés de voisins qui sont devenus des amis…
Mais, cette histoire n’existe pas partout…
Pour cela, il faut aussi des espaces de vie en commun. Nous avons appris à nous connaître en emmenant nos enfants faire des glissades sur le toboggan du quartier.
Nous avons appris à rigoler ensemble en faisant des parties de foot, les soirées d’été, dans la coulée verte derrière nos habitations…
Hélas, les espaces de vie sociale ne sont pas présents dans tous les quartiers à Guichen, les coins nature non plus… Pourtant, Le slogan de Guichen n‘est-il pas « l’avenir en vert ».

Le SCOT prévoit 10 000 habitants à Guichen en 2020. Nous n’avons pas le choix.
2020, c’est demain ! Cela se prépare aujourd’hui avec comme horizon « un développement durable à Guichen ».

Pour cela, il faut anticiper les problèmes : penser assainissement, circulation, sécurité des déplacements, animation jeunesse et adultes…
Quel projet du vivre ensemble ? Ce n’est pas une question qui doit se régler au cas par cas ;
c’est une valeur transversale du projet de notre liste Guichen Pont-Réan à gauche.
Parce que nous ne voulons pas devenir une cité dortoir où il ferait mal vivre…
Pace que nous nous préoccupons de l’avenir des jeunes…
Les actes de petite délinquance existent déjà à Guichen. Quelle politique de prévention a été mise en place ?
Il faut se donner les moyens de la réussite d’un projet de cohésion sociale.
Les actions ponctuelles ne sont que des pansements ; elles ne peuvent être une réponse sur le long terme. Il faut d’abord avoir conscience des difficultés, en faire un état des lieux sérieux et ensuite avoir la volonté d’y remédier…
L’équipe de Guichen Pont-Réan à gauche porte un projet de vie autour du développement économique et de la solidarité, un projet de développement durable dynamique.
Nous avons la volonté, les expériences par les réseaux de contact, les soutiens professionnels…

Je crois sincèrement aux vertus du renouvellement…

Michèle MOTEL

lundi 21 janvier 2008

Témoignage de Philippe

Aujourd’hui, samedi, j’ai parcouru la campagne guichennaise, notre journal n° 1 comme support. Soixante personnes rencontrées directement et plus de 150 journaux déposés dans les boites aux lettres. De ces rencontres, que dire ?
Tout d’abord un accueil toujours bon : pas un seul refus, le minimum étant le « bonjour-merci-au revoir »… mais un minimum rare ! La très grande majorité des personnes était contente d’échanger quelques phrases… sans doute également qu’on se donne la peine d’aller jusqu’à chez eux… parfois au bout d’un tout petit chemin.
Leurs préoccupations du quotidien : la maison que l’on restaure soi-même (« C’est devenu inabordable, trop cher. Il faut se débrouiller. »), la hausse du coût de la vie – il n’y a pas que les sondages nationaux qui en parlent – avec, point de cristallisation, le passage à la pompe : « Vous vous rendez compte ! 75 € ! Ce n’est plus possible. Je ne fais plus le plein, je sais c’est ridicule, ça ne change rien mais je ne peux pas me résoudre… »
Un veuf à la retraite : nous avons fait le tour de son terrain, discuté de la vie, de l’isolement (les enfants qui ne viennent pas souvent…). Un professeur et son petit garçon de deux ans : « Oui, il y a un problème. On parle citoyenneté et on ne laisse pas la place aux gens. » Une agricultrice qui fait du maraîchage : « Ah, le marché ! Pourquoi on sépare le marché bio ? A Pont –Réan, oui, ça c’est une bonne idée… » Une autre agricultrice qui « fait de la viande » : « Une femme pour Guichen, ça change. Il était temps ! » Un autre paysan – zone rurale oblige – très investi il fût un temps dans la vie politique (« j’étais un politicien acharné »)… et aujourd’hui désabusé : « Ah, Sarko, là-haut, vous pouvez être sûr que j’y suis pour rien ! » Proposition de boire une bière… déclinée : il reste d’autres personnes à voir et autant ne pas tituber. Un artisan du bâtiment : « On ne fait rien pour nous aider. C’est tout pour les gros. » Un employé d’une entreprise locale : « C’est bien d’avoir deux listes. C’est le minimum pour la démocratie : choisir. »

Ces gens sont ceux que Pierre Sansot appelait très affectueusement dans un ouvrage « Les gens de peu » : ceux qui ne sont pas visibles socialement (montre Rolleix, lunettes Ray-Ban, pyramides d’Égypte et chanteuse enlacée), ceux qu’on n’invite pas sur les plateaux de télévision. Mais ils vivent ici, ils composent la société, la vraie… pas celle du spectacle et des paillettes. Et il suffit de pas grand chose, quelques mots, pour en conclure avec eux que Guichen, oui, ça les concerne. Enfin, plus exactement, ça les concernerait si on les sollicitait un peu plus. Et, de ces élections municipales, qu’un cinquième mandat « c’est celui de trop ». Voilà le thème le plus partagé : la carrière professionnelle qui n’en finit pas. « Vous vous rendez compte ? Trente ans maire ! Et puis quoi encore ! C’est trop ! Il devrait laisser la place…»

Demain, c’est décidé, je continue : c’est vraiment revigorant de rencontrer les Guichennais chez eux, pas en croisant les caddies à Super U !

P. L.